Une vie heureuse avec les chevaux 1


Une vie heureuse avec les chevaux

La jeune Seelandaise Jessica Hirt affiche ses ambitions avant le concours de Müntschemier, qui débute aujourd’hui

Agée de 18 ans, l’ambitieuse Seelandaise de Daucher-Alfermée Jessica Hirt mène de front sport et études, en espérant percer un jour. Elle dit actuellement «nager dans le bonheur». LDDd

Beat Moning, traduction Marcel Gasser

«Je prends les choses les unes après les autres», déclare Jessica Hirt. La Seelandaise de 18 ans a disputé ses premières compétitions sur poneys il y a cinq ans. Mais sa maman, elle-même passionnée d’équitation sans avoir jamais fait de saut d’obstacles, l’amenait déjà depuis belle lurette aux cours du centre équestre de Bienne. Aujourd’hui, Jessica Hirt dispute des concours internationaux. Le dernier en date à Cagnes-sur-Mer, dans le sud de la France, ne lui a pas laissé le meilleur des souvenirs. Elle y a certes brillé, mais la compétition a fait la une des médias après que le cheval de l’Irlandais Kevin Thornton se fut effondré, mort sous les coups de cravache de son cavalier. Accusé de maltraitance, celui-ci est sous le coup d’une enquête.

Jessica Hirt n’a pas été directement témoin de la scène et ne souhaite pas entrer en matière sur ce qu’on lui a raconté de cette triste affaire. «Tout cela me rend très triste. Moi je traite les chevaux avec ménagement et respect. Je n’ai encore jamais utilisé de cravache pour punir un cheval», explique-t-elle.

Vice-championne de Suisse romande

Jessica Hirt n’a pas seulement pris le pas sur ses concurrents en France (deux victoires et un troisième rang), puisqu’elle vient de remporter son plus grand succès sur sol helvétique. Elle a en effet terminé deuxième du championnat de Suisse romande, qui s’est disputé à Delémont. «Cela me montre que je suis sur la bonne voie. Je suis très motivée, j’ai bien l’intention de poursuivre mon ascension vers les sommets», commente-t-elle. Sans brûler les étapes, sachant que dans toute carrière il y a une part de chance. Une simple blessure (c’est déjà arrivé à l’un de ses chevaux), a de quoi ruiner le projet le plus abouti.

Actuellement Jessica Hirt a «établi son camp» au Domaine du Maley, un centre équestre situé à Saint-Blaise. Elle travaille régulièrement avec son entraîneur Julien Gonin, un cavalier français de saut d’obstacles, et espère réussir de grands coups avec «Jiva De Septon», une jument belge de sept ans. «Avec ce cheval, j’ai de bonnes chances de progresser et d’obtenir de bons résultats», est-elle persuadée. La jument appartient à sa mère, Fareeda Anklin. «Avec les résultats obtenus jusqu’ici et la vie que je mène actuellement, je nage dans le bonheur», poursuit la jeune gymnasienne, les yeux brillants.

Jessica Hirt se prépare pour la maturité (les examens auront lieu l’année prochaine) et envisage par la suite d’entreprendre des études supérieures en économie. Mais elle n’exclut pas non plus de se consacrer davantage à l’équitation. Pour l’instant, elle profite des structures que lui offre le programme sport-études pour multiplier les entraînements et les concours.

LDD

Trois jeunes frères
Ancienne joueuse de hockey inline au Bienne Skater 90, Jessica Hirt adore le hockey sur glace. Durant ses vacances, elle pratique volontiers la plongée et la planche à voile sur le lac de Bienne. Elle a trois frères, plus jeunes qu’elle. Yaël, 16 ans, joue au HC Tramelan. Floyd, 6 ans, au HC Bienne. Quant à Loïc, 9 ans, «il ne sait pas encore très bien ce qu’il a envie de faire», précise-t-elle. Dans la famille, on discute donc beaucoup de sport et surtout d’équitation. «Oui, c’est vrai, pour l’instant je suis au centre des discussions, ce que mes frères ne comprennent pas toujours», reconnaît-elle. «Je suis tout le temps en route, et ça ne va pas changer. Donc, dès que je suis à la maison, nous parlons forcément des péripéties qui me sont arrivées».

Jessica se réjouit d’assister aux tout grands concours en salle, en tant que spectatrice. Début décembre, ce sera le concours hippique international de Genève, où elle accompagnera son entraîneur Julien Gonin. «Vivre en direct et de tout près cet événement est riche d’enseignement. On y apprend que l’expérience est certes un atout précieux, mais qu’il faut aussi beaucoup de patience. Dans ces instants-là, je suis toujours très impressionnée de voir à quel point l’homme et le cheval interagissent parfaitement l’un avec l’autre, tous deux à leur meilleur niveau, aussi bien physiquement que mentalement».

Dès lors, pourrait-elle envisager de faire un «stage» chez un cavalier spécialiste du saut d’obstacles? Sans hésiter, elle répond par l’affirmative: par exemple auprès de Christina Liebherr, dont elle a fait la connaissance. «Ou auprès de Nadja Peter Steiner, que je connais encore mieux», conclut-elle.

Mais c’est de la musique d’avenir: Jessica Hirt n’entend pas brûler les étapes. Aujourd’hui, c’est d’abord le concours de Müntschemier, et elle se réjouit de se mesurer à la concurrence régionale et nationale, étape importante pour progresser vers les sommets qu’elle entend bien atteindre.

image


 

FA

Laissez un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Commentaire sur “Une vie heureuse avec les chevaux