Ecurie


Ecurie

Le choix de l’écurie est primordial. Mon poney D, mon premier partenaire de concours, est en pension au Domaine du Maley à Saint-Blaise en Suisse qui est une très belle écurie où le confort des chevaux est optimal.

Avec mes trois chevaux de sport je suis dans l’écurie de Julien Gonin mon entraîneur à Saint-Martin-du-Mont en France. Il y a un grand manège, deux terrains d’entraînement en sable et un spring garden. Les chevaux ont également accès aux prés régulièrement et Dydys a même un box terrasse (le luxe total).

Ma jument retraitée se trouve aussi en Suisse et profite de jours heureux dans un petit troupeau au bord du lac de Neuchâtel chez des gens compétents qui savent différencier ce qui relève de la vieillesse et ce qui relève de la pathologie (et ça, c’est pas donné à tout le monde).

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C’est quoi une bonne écurie ? Au-delà des besoins de base, un cheval ça aime la routine. Donc il aime bien que tout ce qui tourne autour de lui soit prévisible et ça va de la distribution de nourriture à l’arrivée du maréchal-ferrant. Ce qu’un cheval déteste c’est une écurie où il y a plein de gens qui circulent partout et des habitudes qui changent tout le temps, du personnel qui fait les choses pas comme d’hab. Rien de plus stressant pour un cheval de rester en box alors que son voisin va au parc alors que normalement ils y vont ensemble ou d’être seul au parc, planté là, alors que tous les autres sont déjà rentrés. Le cheval il veut un environnement où s’est réglé comme du papier à musique, sans fausse note, car pour lui c’est rassurant. C’est le même principe que quand tu vas en balade et que tu tournes toujours à droite à l’entrée de la forêt et qu’un jour, tu décides de tourner à gauche. Pour lui, c’est le truc totalement impensable et de prime abord il pense que toi, humain, t’as perdu la raison et que cette opération est forcément suicidaire car c’est l’option de l’INCONNU, le gouffre noir, pire, l’option où le prédateur t’attend, justement là, tapis dans les fourrés à gauche… Sur ce même principe donc, changer l’environnement d’un cheval c’est le mettre dans l’inconfort et les signes de stress seront subtiles et parfois peu visibles pour le propriétaire (stéréotypies, ulcères,…).